Et si vous embauchiez un Happiness Manager ?

Le poste d’ Happiness Manager se fait encore timide en France aujourd’hui. Seules quelques start-ups ont eu la bonne idée d’en intégrer dans leur équipe. C’est le cas de YouLoveWords qui a chargé Sophie Viana, une jeune femme pétillante, énergique et un brin farfelue, d’ajouter une dose de bonheur aux freelances auxquels l’entreprise fait appel pour ses clients. Interview.

 

Qu’est ce qu’un Happiness Manager ?

Chez YouLoveWords, c’est un peu particulier car je suis la personne qui va prendre en charge les freelances avec lesquels nous travaillons et non les gens en interne. Mon objectif : les rendre heureux. Comment ? En leur apportant des missions tout en prenant de leurs nouvelles. Je suis constamment en contact avec eux !

 

Qu’est ce que ça vous apporte d’être Happiness Manager au quotidien ?

Personnellement, j’adore ça ! Ce rôle est encore méconnu en France mais je suis certaine qu’on va y venir davantage. Aux USA, ce poste est de plus en plus courant. Je pense que nous sommes en pleine « ubérisation » des ressources actuellement. De plus en plus d’entreprises font travailler des freelances et de plus en plus de personnes optent pour ce statut au regard de la difficulté à trouver un CDI, et à davantage concilier vie pro et vie perso.

La production, les chiffres et tout ce qui va avec font partie d’une entreprise et c’est normal. Mais depuis longtemps, le monde du travail a mis de côté l’aspect holistique des choses. Rien ne se fait bien si l’on n’y ajoute pas une dose de bonheur, selon moi. Je suis en lien avec des humains et je me sens utile chaque jour. Savoir que je suis embauchée, en plus de mes compétences techniques, pour apporter une dimension humaine au travail est très valorisant.

 

Et les freelances ?

Ils ont très bien compris mon rôle. Le fait d’être Happiness Manager me permet d’instaurer une vraie relation de confiance avec eux. Quand je les contacte avec ce statut, cela facilite les rapports. Je n’arrive ni en « juge », ni en « exploitant » ni même en « boss ». Je suis là pour les aider, pour faire leur bonheur en quelque sorte et ils en sont ravis.

 

Quelles sont les qualités qu’il faut avoir pour être Happiness Manager ?

De l’entrain, de l’enthousiasme ! Vous devez bien entendu avoir une forme d’empathie car vous devez être à l’écoute de ce qu’ils sont, ce qu’ils font. C’est d’ailleurs ce qui leur fait du bien.

 

Comment traduiriez-vous ce terme en français ?

Je n’aime pas « apporteur de bonheur »… Pas évident de vous répondre ! (rires). Je dirais plutôt « nounou » ou quelque chose de cet ordre car je prends soin d’eux, je m’occupe d’eux, je les accueille quand ils viennent d’arriver, je fais en sorte qu’ils se sentent bien… Et l’air de rien, je m’attache à eux aussi J.

 

Et si la clé du bonheur en entreprise était de créer un poste d’Happiness Manager ? Pensez-y ! 😉

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